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Regards scientifiques et critiques sur les mesures COVID-19

Le Débat du CReSP sur le thème « Regards scientifiques et critiques sur les mesures COVID-19 » aura lieu le 25 février 2021, 19h-21h (HE).
Nous vous invitons à envoyer vos questions dès maintenant à travers ce formulaire.

La maladie COVID-19 a placé les citoyens, les acteurs de la santé publique et les politiciens devant un défi inédit pour nos sociétés contemporaines. Il pose de multiples enjeux de par sa nature et les connaissances limitées à son sujet ainsi que sur les moyens d’y faire face. Cette situation fait en sorte que les mesures sanitaires mises en place, en réponse, reposent sur des connaissances issues d’autres pandémies, d’autres époques, d’autres crises sanitaires et nécessite des actions qui reposent sur des choix à la fois scientifiques, politiques et idéologiques.

Ce panel-débat, propose d’exposer l’état des connaissances, leurs limites et leurs potentiels effets indésirables (santé mentale, violence, consommation problématique, morts (surdoses, suicides, etc.), mauvaise utilisation/application ou abandon de mesures-barrières, éclosions, moins de dépistage de cancers, etc.) et de confronter ou conforter les différents choix faits jusqu’ici. Il sera notamment abordée la question de la pertinence de tels débats dans un contexte pandémique ainsi que le contexte de mondialisation et de multiplicité des médias et des technologies.

Sommes-nous face à une crise de la connaissance (scientifique) avec une multiplicité des sources, des acteurs qui disent ou croient connaître? Tout cela dans un monde où les repères sont de plus en plus compliqués à appréhender et où la « réalité» échappe et est possiblement plus fragmentée. Ainsi, au-delà de savoir ce qui est «vrai», seront aussi abordés le statut de la connaissance, la multiplicité des acteurs et leurs rapports et intérêts, les rapports mêmes aux savoirs et aux institutions tout comme au pouvoir décisionnel, donc aux conditions du «vrai».

Programmation complète des webconférences du CReSP.

Invités

MOT DE BIENVENUE: Professeur Rémi Quirion, Scientifique en chef du Québec.

Depuis le 1er septembre 2011, Rémi Quirion, O.C., C.Q., Ph.D., m.s.r.c., occupe le poste de scientifique en chef du Québec, un poste nouvellement créé. À ce titre, il préside les conseils d’administration des trois Fonds de recherche du Québec et conseille le ministre de l’Économie et de l’Innovation en matière de développement de la recherche et de la science.

Jusqu’à sa nomination, Rémi Quirion était vice‐doyen aux sciences de la vie et aux initiatives stratégiques de la Faculté de médecine de l’Université McGill et conseiller principal de l’Université (recherche en sciences de la santé). Il était également directeur scientifique du Centre de recherche de l’Institut Douglas, professeur titulaire de psychiatrie à l’Université McGill et directeur exécutif de la Stratégie internationale de recherche concertée sur la maladie d’Alzheimer des Instituts de recherche en santé du Canada. Le professeur Quirion fut le premier directeur scientifique de l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies, un des 13 instituts de recherche en santé du Canada.

PANEL :

David-Martin Milot agit comme médecin-conseil à la direction régionale de santé publique de la Montérégie. Il est activement impliqué dans la gestion d’éclosions complexes de COVID-19 dans différents milieux communautaires, scolaires, municipaux et dans des milieux de vie (CHSLD, résidences pour personnes âgées), en plus d’être le référent pour la santé publique dans la coordination du dépistage en Montérégie.

Il est aussi professeur à l’Université de Sherbrooke et chercheur régulier à l’Institut universitaire sur les dépendances.  Au-delà de ses tâches professionnelles, David-Martin est le co-fondateur de Jeunes médecins pour la santé publique, un groupe de plaidoyer en faveur d’investissements en prévention au Québec, et il est le président du conseil d’administration de Médecins du Monde Canada. Il s’investit activement dans des projets de santé mondiale, au Canada et à l’étranger. 


Jocelyn Maclure est professeur titulaire à la Faculté de philosophie à l'Université Laval et président de la Commission de l'éthique en science et en technologie du Québec. Il a entre autres publié Retrouver la raison. Essais de philosophie publique chez Québec Amérique. Il a co-présidé le groupe d'experts du MSSS sur la question de l'inaptitude et de l'aide médicale à mourir de 2017 à 2019.


Marie-Pascale Pomey est Professeure titulaire au Département de gestion, évaluation et politique de santé de l’ESPUM, chercheure régulière au Centre de recherche du CHUM. Médecin spécialisée en santé publique, elle est titulaire de la Chaire en évaluation des technologies et des modalités de pointe au CHUM qui porte sur l’engagement des citoyens et des patients dans la transformation des organisations et du système de santé. Elle détient un Ph.D. en Santé publique de l’Université Paris V-Descartes et de l’Université de Montréal.

Elle est Directrice de l'option gestion de la qualité / sécurité (QUÉOPS-i : Qualité-Évaluation-Organisation-Performance-Sécurité en santé) depuis 2005 du programme de maîtrise en administration des services de santé. Elle est médecin conseil à l’Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) du Gouvernement du Québec. 

 

MODÉRATEURS :

Jean-Sébastien Fallu est professeur agrégé à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal. Il a réalisé un stage postdoctoral au Centre de toxicomanie et de santé mentale, affilié à l’Université de Toronto. Il est chercheur régulier à l’Institut universitaire sur les dépendances, au Groupe de recherche sur les substances psychoactives (RISQ), au Centre de recherche en santé publique (CReSP) et est le président-fondateur de l'organisme GRIP. Il œuvre par ailleurs en tant que Directeur de la revue Drogues, santé et société.


Malek Batal est chercheur au CReSP pour l’axe 3 - Une seule santé du monde, professeur titulaire de nutrition en santé publique au Département de nutrition de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal (UdeM) et professeur associé au Département de médecine sociale et préventive de l'École de santé publique (ESPUM). Il a obtenu son baccalauréat en nutrition humaine et diététique à l’Université américaine de Beyrouth et sa maitrise en sciences des aliments à la même université. Il a ensuite fait des études doctorales en nutrition humaine à l’Université McGill. Professeur pendant cinq ans à l’Université américaine de Beyrouth puis pendant cinq autres années à l’Université d’Ottawa, il s’est joint à l’UdeM en 2013.

Ses recherches portent sur les déterminants environnementaux, sociaux, économiques et culturels des choix alimentaires et leurs relations avec la santé des individus et de l’écosystème chez plusieurs populations, notamment les Premières Nations au Canada et les Autochtones dans la région des Andes en Équateur. Il assume depuis septembre 2014 la direction de TRANSNUT, le Centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé sur la transition nutritionnelle et le développement.