Date : Mardi 13 et Mercredi 14 octobre 2026, de 9h à 18h30
Lieu : Campus de l'Université de Montréal à Brossard (2000 R. de l'Éclipse, Brossard, QC J4Z 0S2)
Date : Mardi 13 et Mercredi 14 octobre 2026, de 9h à 18h30
Lieu : Campus de l'Université de Montréal à Brossard (2000 R. de l'Éclipse, Brossard, QC J4Z 0S2)
Louise Potvin
Professeure titulaire, École de santé publique de l’Université de Montréal; Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les approches communautaires et les inégalités de santé; Directrice inaugurale et chercheuse au CReSP
BIOGRAPHIE
Louise Potvin est professeure titulaire au Département de Médecine sociale et préventive à l’École de Santé publique de l’Université de Montréal, titulaire de la Chaire de Recherche du Canada sur les Approches communautaires et les inégalités de santé et chercheure au Centre de recherche en santé publique dont elle a été Directrice inaugurale. Ses recherches concernent les interventions communautaires en promotion de la santé et le rôle des conditions de vie dans la production et la reproduction des inégalités sociales de santé.
Elle a dirigé ou co-dirigé la publication de 11 anthologies et 14 numéros thématiques de revues spécialisées, et publié près de 400 articles, chapitres de livre, éditoriaux et commentaires. Elle est membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé et Présidente du Conseil exécutif de l’Union internationale pour la promotion de la santé et l’éducation à la santé (UIPES). Elle est récipiendaire du Prix Acfas Pierre-Dansereau 2017, du Prix Pionnier 2019 de l’Institut de santé publique et des populations des Instituts de recherche en santé du Canada, de la Médaille R.D. Defries 2021 décernée par l’Association canadienne de santé publique, et du Prix Hommage en recherche 2025 de l’Association de santé publique du Québec.
Roger Bertrand
Ancien ministre délégué à la Santé, aux Services sociaux, à la Protection de la jeunesse et à la Prévention du Québec; Président et cofondateur, Groupe Entreprises en santé
BIOGRAPHIE
Roger Bertrand est économiste de formation, diplômé en économétrie. Il a occupé plusieurs fonctions importantes dans le réseau québécois de la santé et des services sociaux, notamment comme directeur des programmes sociaux et de santé au Conseil du trésor du Québec, puis comme vice-président et commissaire de la Commission d’enquête sur la santé et les services sociaux (commission Rochon) de 1985 à 1987. Il a ensuite été directeur général de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de la région de Québec jusqu’en 1993.
Élu député de Portneuf à l’Assemblée nationale du Québec, il a notamment exercé les fonctions de président de l’Assemblée nationale et, de 2002 à 2003, de ministre délégué à la Santé, aux Services sociaux, à la Protection de la jeunesse et à la Prévention.
Depuis la fin de sa carrière politique, il poursuit son engagement dans plusieurs organisations à vocation sociale et de promotion de la santé. Il a notamment été cofondateur et président du Groupe Entreprises en santé, aujourd’hui Coesion SP, et a contribué au développement de la norme nationale canadienne sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail. Il est également engagé au sein d’organisations nationales et internationales œuvrant en promotion de la santé
Georges Alfred Ki-Zerbo
Ancien Représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS); Ancien Directeur du Bureau de l’OMS auprès de l’Union africaine
BIOGRAPHIE
Georges Alfred Ki-Zerbo est médecin, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales, et professeur émérite. Diplômé de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, il est également titulaire d’un MPH en épidémiologie de l’Université du Michigan à Ann Arbor, obtenu dans le cadre du programme Hubert Humphrey Fulbright.
Après avoir exercé au Sénégal puis au Burkina Faso, il a rejoint l’Organisation mondiale de la Santé, où il a travaillé pendant 21 ans. Il y a occupé successivement des fonctions d’expert, de responsable et coordonnateur de programme, de coordonnateur d’équipe d’appui inter-pays, puis de représentant de l’OMS en Guinée, auprès de l’Union africaine et en Irak.
Retraité depuis 2025, il poursuit des activités de recherche, d’écriture, de conférences, de conseil, de mentorat et de coaching, ainsi que des engagements associatifs, sociaux et humanitaires. Il est président d’honneur de la Société burkinabè de pathologie infectieuse et fondateur de Jades- Donner du sens au présent, bâtir un futur de solutions.
Fernando Passos Cupertino de Barros
Professeur de médecine communautaire, Faculté de médecine de l’Université fédérale de Goiás; Président du Conseil de l’Institut d’hygiène et de médecine tropicale de l’Université Nova de Lisbonne
BIOGRAPHIE
Médecin spécialisé en gynécologie-obstétrique, il est titulaire d'une maîtrise et d'un doctorat en santé publique, ainsi que d’un stage postdoctoral à l'Université du Québec à Montréal (2016) et d’un autre à l'Institut d'hygiène et de médecine tropicale de l'Université Nova de Lisbonne (2021). Il détient également une maîtrise en musique de l'École de musique de l'Université fédérale de Goiás.
Il a occupé diverses fonctions publiques, notamment celles de Secrétaire municipal à la santé de la ville de Goiás (à deux reprises), de Secrétaire à la santé de l'État de Goiás (1999-2006) et de Président du Conseil national des secrétaires à la santé du Brésil (CONASS) (2000-2003).
Depuis 2009, il est professeur de médecine communautaire à la Faculté de médecine de l'Université fédérale de Goiás et président du Conseil de l'Institut d'hygiène et de médecine tropicale de l'Université Nova de Lisbonne (Portugal).
Depuis 2006, il est responsable des relations internationales du Conseil national des secrétaires à la santé du Brésil.
En 2014, il a été fait chevalier de l'Ordre national du Québec par le gouvernement du Québec (Canada).
Céline Bianchi
Agente de communications, Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles, Montréal
BIOGRAPHIE
Céline Bianchi est agente de communication à la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles depuis 2022, où elle contribue aux communications internes et externes de l’organisation ainsi qu’à la diffusion de l’information auprès des membres et de la population du quartier. Elle participe également aux travaux liés à la planification stratégique et aux démarches de consultation de la Clinique, qui reposent fortement sur la participation citoyenne et la gouvernance communautaire.
Résidente de Pointe-Saint-Charles depuis 2002, elle est membre de la Clinique depuis 2009 et usagère de ses services depuis 2018. Son engagement dans le quartier s’inscrit aussi dans une perspective citoyenne : elle est membre fondatrice du collectif Naître à la Pointe, créé en 2010 afin de promouvoir l’accès à des services de sage-femme dans le Sud-Ouest de Montréal. Cette mobilisation a contribué à l’ouverture de services de sage-femme à la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles en 2019.
Son parcours combine ainsi une connaissance professionnelle de la Clinique, une expérience directe comme résidente et usagère, et un engagement citoyen de longue date dans les enjeux de santé communautaire à Pointe-Saint-Charles.
Sandra Tricas-Sauras
Professeure, École de Santé publique, Université Libre de Bruxelles (ULB); Coordinatrice internationale, Brussels Integrated Care Knowledge Centre (Erasmus Hogeschool), Belgique
BIOGRAPHIE
Sandra Tricas-Sauras est professeure à l’École de Santé publique de l’Université libre de Bruxelles (ULB), où elle est titulaire de la Chaire Promotion de la santé et approches psychosociales et membre du Centre de recherche interdisciplinaire en approches sociales de la santé (CRISS). Spécialisée en santé mentale (University of Navarra, Espagne), elle a poursuivi sa formation académique à l’Université d’Édimbourg en Ecosse) (MSc, MSc by Research et Doctorat).
Son parcours se construit à la croisée de la santé publique, des sciences sociales et des approches psychosociales de la santé. Ses recherches interrogent la manière dont les conditions de vie, les environnements sociaux et numériques, les trajectoires migratoires et les rapports de pouvoir façonnent les expériences de santé, l’accès aux ressources et aux soins, ainsi que les possibilités d’agir sur sa propre santé. Elle porte une attention particulière aux inégalités sociales et structurelles de santé et aux populations en situation de vulnérabilité. Dans cette perspective, elle s’intéresse aux articulations entre genre, position sociale, migration, vulnérabilité et santé, ainsi qu’à la façon dont ces dimensions se combinent et contribuent à produire, renforcer ou parfois invisibiliser certaines inégalités.
Ses travaux portent notamment sur la promotion de la santé, les addictions et comportements de santé, les environnements numériques, la santé des populations migrantes et l’accès aux soins.
Jean-Pierre Girard
Professeur associé, Institut Santé et société, Université du Québec à Montréal (UQAM)
BIOGRAPHIE
Jean-Pierre Girard est professeur associé à l’Institut Santé et société de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Depuis plus de trente ans, il s’intéresse aux entreprises collectives et aux modèles coopératifs dans le domaine de la santé.
Il a notamment piloté, en 2014, un portrait mondial de la présence des coopératives et des mutuelles en santé dans le cadre du Sommet international des coopératives. En 2023, il a rédigé la section consacrée à la santé dans la première édition de l’Encyclopédie internationale de l’économie sociale et solidaire.
Il enseigne également à HEC Montréal et intervient dans le master en économie sociale et solidaire de Sciences Po Grenoble. Depuis 2022, il coordonne EFFET-I, une entreprise-conseil en économie sociale et solidaire active au Québec et en Europe. Auteur d’une dizaine d’ouvrages, ses travaux portent notamment sur les modèles collectifs, l’innovation sociale et l’organisation des services de santé.
Lucie Chagnon
Présidente, Coop santé Saint-Calixte
BIOGRAPHIE
Lucie Chagnon est conseillère municipale à Saint-Calixte. Elle est également instigatrice et administratrice de deux coopératives de solidarité : la Coop Santé mieux-être Montcalm et la Coop Au cœur des collines, dédiée aux logements abordables pour les aînés. Récemment, elle a entrepris le co-pilotage d’une Démarche de proximité réunissant le CISSS de Lanaudière, la Municipalité de Saint-Calixte ainsi que les milieux communautaire et privé.
Chargée de cours pendant une quinzaine d’années dans plusieurs universités québécoises, elle a enseigné le travail social, le développement local et les études urbaines. Elle croit fermement que la mobilisation citoyenne constitue un puissant levier d’innovation et de changement.
Vincent Duclos-Bélanger
Professeur agrégé, Département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal
BIOGRAPHIE
Vincent Duclos est professeur au Département de communication sociale et publique de l’UQAM. Ses travaux portent sur la numérisation et la « mise en données » de la santé, et tout particulièrement de la santé mondiale.
Ses recherches étudient la manière dont les infrastructures et outils numériques – par exemple, la téléphonie mobile, la communication satellite ou les modèles algorithmiques – transforment la production des savoirs et la prise en charge de la santé. Elles examinent les normes et les valeurs inscrites à même le design de technologies, ainsi que leurs implications sociales et biopolitiques. Ses recherches reposent sur une méthodologie ethnographique et des enquêtes de terrain ont été réalisées en Inde, au Sénégal et au Burkina Faso. Ses travaux entrent en dialogue avec les études sociales de la science et la technologie (STS), l’anthropologie sociale, les études des médias ainsi que la philosophie de la science et de la technologie.
Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles
Fondée en 1968, la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles est un organisme à but non lucratif qui assure une mission de première ligne auprès de la population du quartier de Pointe-Saint-Charles, à Montréal. Née d’une mobilisation citoyenne et universitaire en réponse au manque d’accès aux soins dans le quartier, elle s’est développée autour d’un modèle de santé communautaire où les citoyens et citoyennes participent activement à la gouvernance et aux orientations de l’organisation. La Clinique offre des services médicaux et sociaux accessibles et de proximité, tout en intervenant sur les déterminants sociaux et économiques de la santé. Sa mission repose notamment sur la prévention, la défense des droits, l’engagement citoyen et l’inclusion. Après près de 60 ans d’existence, elle demeure une référence historique du modèle communautaire québécois en santé.
Coopérative de solidarité SABSA
La Coopérative de solidarité SABSA a été fondée en 2011 à Québec par cinq membres préoccupés par les difficultés d’accès aux soins rencontrées par des personnes vulnérables, notamment celles vivant avec l’hépatite C ou le VIH. Sa mission est d’offrir des soins et des services de santé de proximité, adaptés et intégrés, afin de rejoindre des personnes qui trouvent difficilement leur place dans le système de santé traditionnel. Son modèle repose fortement sur les soins infirmiers, l’interdisciplinarité, la réduction des méfaits et une approche à la fois humaniste et pragmatique. Au fil des années, SABSA a élargi ses activités aux soins courants de première ligne, aux ITSS, à la prévention des surdoses, à la clinique mobile et aux services de consommation supervisée. Depuis plus de 15 ans, elle constitue un modèle reconnu de soins à bas seuil d’accessibilité et de réaffiliation des personnes les plus vulnérables au système de santé.
Clinique Mauve
La Clinique Mauve est une initiative montréalaise développée spécifiquement pour répondre aux besoins de santé et de services sociaux des personnes LGBTQI+ migrantes et racisées. Implantée au sein du GMF-U Village Santé, elle a été présentée comme la première clinique québécoise conçue spécifiquement pour ces populations. Son modèle repose sur une approche intégrée et communautaire, développée en partenariat avec des organismes issus des communautés concernées, notamment AGIR. La Clinique Mauve combine des services de santé et des services sociaux, de la navigation par les pairs, de la formation destinée aux professionnels ainsi que des activités de sensibilisation et de mobilisation communautaire. Son approche vise à réduire les barrières liées à la discrimination, au statut migratoire, au racisme et aux réalités LGBTQI+, tout en favorisant des soins plus inclusifs, sécuritaires et adaptés aux parcours des personnes.
Clinique santé communautaire Pointe-de-l’Île
La Clinique de santé communautaire Pointe-de-l’Île (CSCPÎ) est un organisme à but non lucratif constitué en février 2026, issu d’une mobilisation citoyenne amorcée à la suite de la fermeture de la Polyclinique de Pointe-aux-Trembles en juillet 2024, qui avait privé environ 6 000 personnes de services de proximité. Citoyen·ne·s, organismes communautaires, professionnel·le·s de la santé et partenaires institutionnels se sont alors mobilisés afin de coconstruire un nouveau modèle de soins adapté aux besoins du territoire.
Portée par et pour la communauté, la CSCPÎ a pour mission d’améliorer l’accès à des services de première ligne préventifs, accessibles et centrés sur la personne, grâce à une approche interdisciplinaire, à la participation citoyenne et à l’utilisation d’outils numériques développés et gouvernés localement. Son modèle repose sur trois piliers : un écosystème communautaire ancré dans le territoire, une offre de soins interdisciplinaire et innovante, et une approche de santé communautaire agissant sur les déterminants sociaux, la prévention et le pouvoir d’agir des personnes.
Son ambition est de devenir un pôle de santé communautaire de référence, contribuant à réduire les inégalités de santé et à améliorer durablement le bien-être de la population de la Pointe-de-l’Île.
Une visite terrain de la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles est organisée le mardi 13 octobre en fin de journée. Cette activité permettra aux participant·es de découvrir le fonctionnement de la clinique, son approche communautaire, son ancrage dans le quartier ainsi que les dynamiques de mobilisation citoyenne qui la caractérisent.
Le départ se fera en groupe à 16 h depuis le lieu du colloque, pour une arrivée prévue vers 17 h à la clinique. La visite durera environ 45 à 60 minutes.
Les places sont limitées à 30 personnes et attribuées selon l’ordre d’inscription : Inscription – Visite terrain à la clinique communautaire | 13 octobre 2026.
Au cœur de la notion de santé communautaire, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), on retrouve l’idée de la participation citoyenne à une démarche de réflexion, de discussion, d’organisation et d’évaluation autour de problèmes de santé et la mise en œuvre de solutions. Cela peut se faire sur une base sociale ou territoriale.
La Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé adoptée il y a quarante ans (1986) dans le cadre de la première conférence internationale en promotion de la santé tenue à l’initiative de l’OMS dans la capitale canadienne a rappelé, si besoin était, la nécessité de renforcer l’action communautaire en santé.
Cependant, d’un pays à l’autre, ce concept de santé communautaire est malmené par un narratif public dominant qui met principalement l’accent sur les solutions, généralement de type curatif, sans se préoccuper réellement des parties prenantes impliquées outre certains professionnels et d’autres dimensions de la santé, dont la promotion et la prévention. En outre, réduire la santé à la seule composante « soin » en faisant l’impasse d’autres éléments contribuant à ladite santé ne donne pas la profondeur nécessaire à un débat éclairé sur le sujet.
Le concept de santé communautaire intègre aussi la question des inégalités sociales en santé. Un exemple : Montréal est touché par une sévère crise du logement, les causes en sont l’appauvrissement de la population, le manque de logements abordables et la hausse des loyers. Une des conséquences les plus visibles est la hausse fulgurante de l’itinérance visible soit 33% depuis 2022.
Initiative conjointe de l’Institut Santé et société de l’Université du Québec à Montréal et du Centre de recherche en santé publique de l’Université de Montréal, le colloque international La santé communautaire dans tous ses états offre une tribune pour ramener à l’avant-scène des réflexions, des exemples de pratiques s’inscrivant dans cette approche de santé communautaire. Elles peuvent être de diverses natures, s’adresser à des publics variés et s’inscrire dans des pratiques en phase avec le futur notamment le numérique et l’IA.
Ce colloque s’inscrit dans la suite d’autres rencontres internationales associant un noyau d’universitaires Européens, Africains et Québécois interpellés plus spécifiquement par la question des cliniques ou centres de santé communautaire, Grenoble[2] (2023), Genève (2024) et Bruxelles (2025).
Thèmes du Colloque
Enjeu 1: Santé communautaire et usagers (parties prenantes)
Au cœur de la notion de santé communautaire, on retrouve l’idée de la participation citoyenne. Plusieurs enjeux sont soulevés. Cette participation se fait selon quelles modalités ? Faut-il prévoir des processus d’habilitation des citoyens.es considérant l’asymétrie d’information avec les professionnels de la santé ? Comment s’assurer que cette participation ne soit pas que symbolique, mais se situe à un niveau d’influence réelle selon l’approche de l’échelle de participation développée par Arnstein (1969) ? C’est aussi s’ouvrir à des groupes qui peuvent être marginalisés, Premières Nations, réfugiés, sans-papiers.
Enjeu 2 : Santé communautaire et numérique
La transformation numérique a le potentiel d'améliorer l'accès aux soins, notamment pour les populations les plus vulnérables. Toutefois, des obstacles culturels, économiques et infrastructurels compliquent son adoption dans plusieurs régions. Comment surmonter ces obstacles y inclut une certaine fracture numérique? Comment adapter la technologie pour qu’elle soit facilitante et ne fasse pas barrage ? Que faire avec l’IA ?
Enjeu 3: Santé communautaire et territoire
La santé communautaire s’incarne avant tout sur un territoire donné, car elle utilise un cadre géographique et une dimension sociale. Que faire lorsque le territoire se modifie sur le plan de sa composition sociodémographique et que les acteurs ne sont plus les mêmes qu’à l’origine du projet? Pour plusieurs, aujourd’hui l’appartenance ne se fait plus avec un territoire donné, mais dans d’autres types de liens, par exemple, sur les réseaux sociaux. Comment y faire face ? Enfin, des découpages territoriaux effectués il y a plusieurs dizaines d’années pour des enjeux de santé communautaire, sont-ils encore valables aujourd’hui ?
Enjeu 4 : Santé communautaire et financement
Sans ressources financières, il est difficile d’imaginer des actions structurantes pour des actions en santé communautaire. Le financement public avec ses règles de reddition de compte peut-il dénaturer l’action communautaire ? Le financement privé, fondation ou autre, constitue-t-il une planche de salut souhaitable ? Peut-on imaginer une hybridation des sources ? Ressources monétaires marchandes (vente de service), ressources monétaires non marchandes (subvention, et autre) et ressource non monétaire (bénévolat, don) (Laville, 2001).
Programme détaillé. Colloque santé communautaire
|
CATÉGORIE |
FRAIS D’INSCRIPTION |
|
Étudiant‧e‧s |
100$ (2 jours) / 60$ (1 journée) |
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Chercheur‧euse‧s académiques, professeur‧e‧s, professionnel‧le‧s de recherche |
300$ (2 jours) / 180$ (1 journée) |
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Associations et organismes communautaires, OBNL, regroupements, organisations locales |
200$ (2 jours) / 120$ (1 journée) |
|
Autres |
400$ (2 jours) / 220$ (1 journée) |
Le colloque se tient au Campus Brossard qui se situe à proximité d'une station du Réseau express métropolitain (REM), offrant un accès rapide et direct depuis le centre-ville et la grande région de Montréal. Le campus est situé près de la station Du Quartier du REM Brossard, à la sortie de la passerelle (au-dessus de l’autoroute 10) reliant la station et l’édifice 2000, rue de l’Éclipse.
Applications de navigation pratiques
REM
Autobus de la rive sud
Consultez le calculateur de trajet du Réseau de transport de Longueuil (RTL) ou encore leur carte interactive indiquant les différents circuits d’autobus et leurs liens avec le REM.
À vélo
Stationnement pour voiture
Pour toute question, vous pouvez contacter l'équipe d'organisation à l’adresse suivante : [email protected].
Le colloque La santé communautaire dans tous ses états est une initiative conjointe du Centre de recherche en santé publique (CReSP) de l'Université de Montréal, l’École de santé publique de l’Université de Montréal (ESPUM) et de l'Institut Santé et société (ISS) de l'Université du Québec à Montréal. Il s'inscrit dans la continuité d'un réseau international d'universitaires et de praticiens Européens, Africains et Québécois, dont les rencontres précédentes se sont tenues à Grenoble (2023), Genève (2024) et Bruxelles (2025).